(1) Qu’est-ce que le Secours Mondial d’Urgence ? Quand a-t-il commencé à exercer ses activités ?
(2) Qui dirige le SMU?
(3) En quoi le SMU est-il différent des autres organisations ?
(4) Travaillez-vous avec d’autres organisations ?
(5) Aidez-vous toutes les personnes qui en ont besoin ?
(6) Quelle est la différence entre « secours » et « développement » ?
(7) Comment le SMU choisit-il ses projets ?
(8) Que se passe-t-il si le SMU reçoit plus de ressources que ce dont il a besoin pour un projet donné ?
(9) Pensez-vous que les coûts liés à la collecte de fonds doivent être maintenus aussi bas que possible ?
(10) Comment diffusez-vous les informations sur les activités de SMU ?
(11) Est-ce que je peux donner des vêtements ou d’autres objets personnels au SMU ?
(12) Comment faites-vous pour tirer le meilleur profit de chaque euro donné ?
(13) Notre entreprise souhaiterait donner des marchandises. Comment pouvons-nous le faire ?
(14) Est-ce que je peux me porter volontaire pour me rendre sur les lieux où sont mis en place des projets SMU et peut-être y travailler quelques temps ?
(01) Qu’est-ce que le Secours Mondial d’Urgence ? Quand a-t-il commencé à exercer ses activités?
Le Secours Mondial d’Urgence a commencé à intervenir en France en 2007 avec deux priorités spécifiques : l’aide aux enfants dans le monde entier, et les secours, à la fois en situation d’urgence et à long terme, ainsi que l’information du public.
Aujourd’hui, le Secours Mondial d’Urgence vient rejoindre ses organisations homologues aux Pays-Bas, en Angleterre, en Allemagne, à Hong Kong, au Honduras et aux États-Unis dans une action internationale auprès des enfants. Notre intervention se veut chrétienne et non confessionnelle. Nos donateurs sont issus d’églises et d'origines confessionnelles diverses et de tous les milieux sociaux. Nous apportons une aide en fonction des besoins, pas en fonction de considérations politiques.
(02) Qui dirige le SMU?
Notre Président international et fondateur est Joel MacCollam, un pasteur anglican ordonné.
(03) En quoi le SMU est-il différent des autres organisations ?
Nous ne critiquons pas les autres groupes, qu’ils partagent nos objectifs ou soient en désaccord avec nous : ceci ne correspond pas à une organisation d’intervention comme la nôtre.
Toutefois, ce qui fait de nous une organisation unique, c’est la manière dont nous permettons à chaque euro d'avoir un maximum d'impact :
(04) Travaillez-vous avec d’autres organisations ?
Souvent, mais toujours avec discrétion. Nous travaillons souvent avec des organisations de même sensibilité, notamment les autres organismes caritatifs du réseau international du WER (World Emergency Relief), mais nous sommes toujours heureux de travailler avec d’autres organisations qui n’imposent pas de conditions délicates ou des considérations politiques sur la façon dont nous menons nos initiatives, et qui partagent nos valeurs humanitaires.
Nous apprécions les atouts et les ressources des autres organisations et espérons qu'elles apprécieront les nôtres de la même manière. Dans la plupart des cas, la coopération entre organisations est essentielle pour la réussite à long terme des initiatives d’aide aux démunis.
(05) Aidez-vous toutes les personnes qui en ont besoin ?
Ceci est bien sûr impossible car nos ressources sont limitées. Nous fournissons une aide en fonction des besoins, et non des races, des religions, du sexe ou d’autres critères extérieurs. Nous ciblons avec soin nos projets pour répondre à des besoins qui ne sont pas traités par d'autres organisations. Nous nous efforçons d'éviter d’avoir des activités qui font double emploi.
(06) Quelle est la différence entre « secours » et « développement » ?
Le secours constitue normalement une aide à court terme, par exemple après une catastrophe. Néanmoins, il peut parfois durer plusieurs années. Le développement porte sur des projets plus longs et plus complexes destinés à améliorer les conditions de vie des populations. Quand nous fournissons des aliments aux victimes de la famine, il s'agit de secours. Quand nous envoyons des graines aux agriculteurs pour qu’ils obtiennent des récoltes plus abondantes, il peut s'agir à la fois de secours et de développement. Quand nous construisons un bâtiment pour la transformation des produits agricoles locaux, c’est du développement.
Pour décrire la différence, nous pourrions aussi utiliser la parabole de l'homme affamé qui demande à manger du poisson. Devrions-nous lui donner un poisson à manger (secours) ? Ou devrions-nous lui apprendre à pêcher (secours à long terme) ? Encore mieux, devrions-nous aussi lui enseigner comment disposer de son bateau et du lac (développement), et comment vendre son poisson (sécurité financière personnelle) ? Tous ces aspects sont importants dans la plupart des situations auxquelles nous sommes confrontés.
(07) Comment le SMU choisit-il ses projets ?
Nous utilisons huit critères de base :
Demande : Sans une "demande", nous ne pouvons pas savoir quelle aide fournir, ni quand, où et à qui. En général, un fax, un appel téléphonique ou un e-mail provenant d’un organisme caritatif local nous suffit pour engager une action.
Accessibilité : Les personnes que nous souhaitons aider sont-elles à même d’accepter notre aide ?
Les lois ou coutumes locales peuvent-elles nous empêcher de les aider ?
Disponibilité : Les ressources humaines, financières et matérielles dont nous avons besoin pour aider les gens sont-elles disponibles ?
Capacité financière : Lorsque nous avons l’opportunité d’apporter une aide, avons-nous les ressources financières nécessaires ? Pouvons-nous nous associer à d’autres organismes de confiance, et ainsi partager la responsabilité ?
Acceptabilité : Nos bénéficiaires potentiels accepteront-ils une aide provenant d’un organisme caritatif français, ou les sensibilités et les perceptions locales risquent-elles d’empêcher une bonne utilisation de notre aide ?
Responsabilité : Pouvons-nous être certains que nos efforts atteindront les personnes que nous voulons aider ?
Pertinence : Le projet proposé est-il une action judicieuse pour des chrétiens, et reflète-t-il les intérêts et la vision du monde de nos donateurs ?
Anti-terrorisme : Tous nos partenaires de programme ne doivent entretenir aucun lien, direct ou indirect, avec des organisations terroristes.
Nos projets partenaires doivent aussi faire preuve d’un niveau raisonnable de gouvernance locale et de responsabilisation afin d'assurer une bonne gestion et une planification efficace.
(08) Que se passe-t-il si le SMU reçoit plus de ressources que ce dont il a besoin pour un projet donné ?
Quand ceci se produit, notre Conseil d’administration choisit entre plusieurs possibilités :
* Nous pouvons réaffecter l’excédent éventuel à d’autres formes d'aide aux personnes.
* Nous pouvons placer les fonds excédentaires dans notre Fonds d’urgence, qui est une réserve immédiate en cas de catastrophes ou d’autres besoins imprévisibles.
* Dans un cas extrême, nous pouvons contacter nos donateurs qui nous ont permis de dépasser notre objectif, et leur proposer de choisir entre plusieurs projets différents.
(09) Pensez-vous que les coûts liés à la collecte de fonds doivent être maintenus aussi bas que possible ?
Oui. Notre objectif est d’aider les gens, non pas d’entretenir des activités de collecte de fonds, même si ces dernières sont absolument essentielles. Nous faisons très attention aux sommes que nous dépensons.
(10) Comment diffusez-vous les informations sur les activités de SMU ?
Nous publions un Rapport spécial à l’intention des donateurs sur notre site web, destiné à toutes les personnes qui soutiennent nos efforts.
(11) Est-ce que je peux donner des vêtements ou d’autres objets personnels au SMU ?
Malheureusement, nous ne pouvons pas accepter ce type de dons, pour plusieurs raisons.
* De nombreuses réglementations sanitaires locales obligent à laver les vêtements d'occasion avant qu'ils puissent être distribués. Nous ne disposons pas des ressources nécessaires pour le nettoyage des vêtements.
* Les vêtements d'occasion doivent être triés avant de pouvoir être distribués. Nous ne disposons ni du personnel ni des locaux nécessaires pour trier de grands tas de vêtements.
* Des considérations culturelles doivent intervenir dans ce type de dons. Certains vêtements seraient peu pratiques ou inappropriés dans certains contextes, par exemple d'élégantes chaussures de dames dans un camp de réfugiés ou des vêtements qui n’apparaîtraient pas décents dans un autre pays.
Nous vous encourageons à donner ces objets aux organismes caritatifs proches de votre domicile, en particulier à ceux qui sont prêts à recevoir et distribuer correctement ce type d’articles.
(12) Comment faites-vous pour tirer le meilleur profit de chaque euro donné ?
Parfois, nous pouvons démultiplier l'impact de chaque euro donné jusqu'à atteindre 15 fois sa valeur nominale. Voici une manière de le faire. Si les enfants en Afrique ont besoin de manger, et que vous donnez 15 euros, nous pouvons :
(1) orienter votre don vers un marché en Afrique et acheter des aliments, ou
(2) associer votre don à d’autres et fournir un plein chargement de camion d’aide alimentaire pour un coût bien moindre.
En choisissant la seconde option, nous pouvons transformer votre don en un outil d’aide beaucoup plus puissant pour les personnes démunies, parce que les frais sont largement inférieurs.
Certains organismes préfèrent « aller sur le marché » pour acheter les marchandises nécessaires. Parfois nous le faisons aussi. Toutefois, en associant les dons en espèces et les dons en nature, on apporte généralement beaucoup plus d'aide que ce qui serait possible autrement.
(13) Notre entreprise souhaiterait donner des marchandises. Comment pouvons-nous le faire ?
Veuillez envoyer une courte lettre (ou un e-mail) à notre bureau, en précisant :
(1) le type et la quantité des marchandises à donner ;
(2) l’état de ces marchandises, notamment leur étiquetage et leur emballage ;
(3) les données sur leurs dates de péremption et leur durée de conservation ;
(4) toutes autres restrictions telles que les pays où l’importation de ces marchandises est interdite ; et
(5) le lieu où se trouvent les marchandises et les conditions d’expédition (sur palettes, etc.).
Notre personnel reprendra contact avec vous avec une première réponse, qui sera probablement accompagnée de questions plus précises. Même si toutes les offres sont appréciées, nous ne pouvons pas accepter tous les dons en nature, parfois parce que nous ne disposons pas des ressources nécessaires au transport ou des agréments nécessaires pour certains produits (par exemple des médicaments sur ordonnance) dans les pays destinataires.
(14) Est-ce que je peux me porter volontaire pour me rendre sur les lieux où sont mis en place des projets SMU et peut-être y travailler quelques temps ?
Ces visites sont possibles, aux frais de chaque bénévole. Nous n’envoyons des bénévoles sur place qu’après avoir vérifié leurs références personnelles et professionnelles, et avoir procédé à un examen médical et à des entretiens. Notre travail se fait souvent dans des conditions extrêmement stressantes. Nous devons être certains que les bénévoles potentiels sont « adaptés » au projet. Dans le cas contraire, nous risquons de faire du tort à la fois à nos bénévoles et à nos bénéficiaires.