Nos méthodes de travail
Critères de projet
Comment choisissez-vous les projets à financer ?
Le Secours mondial d'urgence travaille avec des partenaires locaux dotés d'une connaissance directe des besoins des populations locales. Nous acheminons les moyens matériels que nous réunissons en France et dans d'autres pays pour renforcer nos trois principales activités :
* Fourniture de subventions à des projets en association avec des partenaires locaux hautement qualifiés. Les projets qui peuvent être retenus sont notamment le secours d'urgence en cas de catastrophes et le secours de longue durée, le développement communautaire, les orphelinats, les soins de santé, l'éducation, les soins aux personnes handicapées, les écoles, l'éducation et les soins pour le VIH/SIDA et les projets de lutte contre la maltraitance d'enfants, en particulier l'exploitation sexuelle.
* Distribution des fournitures de secours humanitaire et de développement provenant des dons. Le SMU travaille avec les partenaires locaux pour évaluer les besoins urgents et à long terme de produits de base au niveau local, notamment les denrées alimentaires, les fournitures médicales et les médicaments, les vêtements et les matériels éducatifs.
* Renforcement des capacités et développement communautaire. Le SMU encourage les organismes locaux à renforcer à la fois la qualité et la quantité des services qu'ils apportent aux enfants et à leur entourage. Nous encourageons aussi les organisations dans les pays en développement à s'associer à d'autres groupes dans leur propre pays et au niveau mondial.
Le Secours mondial d'urgence et ses partenaires n'exercent aucune sorte de discrimination basée sur la religion, la politique, l'origine ethnique ou d'autres critères. Les seules exceptions concernent des situations où nos moyens pourraient d'une manière ou d'une autre aider les activités terroristes ou criminelles, notamment le blanchiement d'argent. Notre priorité est d'aider les enfants dans un état de nécessité absolue, plus leurs familles et leurs communautés à chaque fois que c'est possible, pour « donner une chance de vie aux enfants ».
Notre soutien financier provient principalement de donateurs individuels. Nos produits proviennent principalement d'organisations donatrices, qu'il s'agisse d'entreprises ou d'autres organismes à but non lucratif. Nos bénévoles sont des gens issus de tous les horizons, prêts à faire don de leur énergie, de leur amour et de leurs compétences.
Remarque : Le Secours mondial d'urgence n'accepte pas les demandes d'aide non sollicitées. Les propositions ne sont acceptées que sur invitation.
Le Secours mondial d'urgence et notre réseau international d'organisations réagissent aux grandes catastrophes mondiales par la fourniture d'une aide humanitaire : argent, produits de base, ressources humaines et technologiques (renforcement des capacités).
Nous ne faisons parvenir une aide matérielle que lorsque nous recevons une demande spécifique émanant d'un groupe local responsable : un autre organisme caritatif travaillant dans la région, une société de bienfaisance telle que le Rotary, une autorité gouvernementale, etc. Nous pensons qu'il est irresponsable d'envoyer des moyens à des destinataires non qualifiés qui (1) risquent de manquer d'expertise en matière douanière, (2) ont un mauvais programme de distribution, (3) ne possèdent pas les fonds nécessaires pour payer les dépenses locales ou (4) n'ont pas l'expérience nécessaire pour gérer les marchandises envoyées, etc.
Certaines associations à but non lucratif envoient des ressources sans prendre en compte ces éléments, soit parce qu'elles pensent que c'est la rapidité qui compte le plus, soit parce qu'elles font peu de cas des meilleures pratiques et peut-être même du risque pour la vie des bénéficiaires.
Nous sommes résolument en désaccord avec cette stratégie qui risque de gaspiller les ressources des organismes caritatifs et même de mettre en danger la vie des gens.
Par exemple, nous n'enverrons jamais certains médicaments à certains de nos partenaires, parce qu'ils ne disposent pas des ressources humaines ou techniques nécessaires pour assurer leur bonne conservation, le diagnostic et/ou la distribution des médicaments sans entraîner des risques pour les patients.
La première étape de tout projet visant à obtenir des ressources du SMU consiste à nous contacter pour nous faire part d'un besoin précis, en décrivant l'origine de ce besoin, comment nos ressources peuvent aider, et quelles sortes de ressources nous sont demandées.
Souvent, quand nous réagissons à une situation de crise, nous rencontrons des groupes qui deviennent rapidement des partenaires sur le long terme pour « donner aux enfants une chance de vivre ». Nous apprécions en particulier les groupes qui partagent nos objectifs et valeurs, et qui accordent la même importance que nous aux efforts de qualité et à une efficacité maximale.
Comment choisissez-vous les projets à financer ?
Sur quelles bases essentielles le SMU sélectionne-t-il ses partenaires bénéficiaires de « dons en nature » ?
Chaque année, le Secours mondial d'urgence identifie de nombreuses opportunités de partager des marchandises avec un grand nombre d'organisations, grandes ou petites, expérimentées ou débutantes, réputées ou moins connues.
Chaque projet sur lequel nous travaillons en partenariat doit faire l'objet d'un compte rendu d'activité au sein du programme.
En 1985, notre fondateur, Joel MacCollam, a identifié sept critères de base pour la sélection des programmes destinés à recevoir des marchandises et autres ressources de notre part. Le huitième et dernier critère a été ajouté en septembre 2001. Ces mêmes critères sont réaffirmés dans les « meilleures pratiques » mondiales mentionnées par ailleurs dans la FAQ, cliquez ici.
1. Demande : Nous devons recevoir une demande d'assistance. Sans cette « demande », nous ne pouvons pas savoir quelle aide fournir, où, quand, ni même à qui.
2. Accessibilité : Nos fournitures peuvent-elles être livrées et stockées en toute sécurité y compris dans des conditions difficiles ? Les lois ou pratiques locales (par ex. procédures douanières) risquent-elles d’entraver notre travail ?
3. Acceptabilité : Nos efforts seront-ils acceptés sur place ? Les moyens que nous mettons à disposition peuvent ne pas être les bienvenus dans certaines circonstances ou contextes culturels, que ce soit pour des raisons politiques, religieuses ou autres.
4. Disponibilité : Le SMU est-il en mesure d’obtenir des ressources suffisantes pour effectuer son travail correctement ? Pouvons-nous répondre aux besoins spécifiques des demandes de nos partenaires de projet ? Nous n’expédierons jamais de produits de mauvaise qualité.
5. Capacité financière : les ressources doivent être utilisées judicieusement et prudemment. Dans toute intervention du SMU, nous nous efforçons d'éviter de prendre des engagements que nous ne pouvons pas tenir. L’espoir concret ne peut être construit sur des promesses incertaines.
6. Adéquation : ’intervention proposée constitue-t-elle un effort approprié pour nous, en tant qu’organisme caritatif légitime ? Nos donateurs seront-ils satisfaits ou offensés par une initiative donnée ?
7. Responsabilité : Nos ressources parviendront-elles jusqu’aux personnes que nous voulons aider et seront-elles ensuite correctement utilisées ? Obtiendrons-nous des rapports d’activité ? Est-il possible de visiter les sites ? Sommes-nous en mesure de respecter les normes réglementaires et d'audit conformes aux attentes françaises ?
8. Anti-terrorisme : Tous nos partenaires de programme ne doivent entretenir aucun lien, direct ou indirect, avec des organisations terroristes.
Enfin, nos partenaires doivent pleinement adhérer, par écrit, aux normes que nous fixons à nos programmes (notamment au niveau comptable). Si nos conditions ne sont pas respectées de façon satisfaisante, le SMU ne pourra plus fournir son assistance ultérieurement.
Les groupes ne fonctionnent pas tous de cette manière, et nous respectons les méthodes des autres. Toutefois, cette approche fonctionne pour nous et permet de garantir à nos donateurs que leur soutien personnel aura le meilleur impact et une efficacité maximale dans l'aide aux enfants en difficulté, à leurs familles et à leurs communautés.